Cette année l’UC31 retourne au Portugal sur les terres de Paul. Le projet mûri depuis quelques temps dans les têtes de nos sociétaires. Et en 2026 enfin ils se concrétise, 10 ans après un premier séjour en mode tour du Portugal. Cette année ce sera un séjour en étoile autour du fief de Paul et ses frères Manuel (bien connu des anciens du club) et Acacio.
Ce sont 9 membres du club qui sont partis découvrir la régions d’Alijó cise dans la vallée du Douro. Michel Ve, Dominique, Jean-Marc, Vincent M, Christophe, les 3 Eric (B, LC, SL) et Paul le local. En complément de ces 9 gaillards, Thierry de Roquettes, Manuel et Acacio les 2 frères de Paul.
Jeudi Soir Dominique au volant de la camionnette, sur le parking de la piscine de l’Union, est venu collecter vélo et bagages. Le lendemain avec Paul ils convoient la camionnette jusqu’à Alijó. Ils y retrouvent Manuel et Thierry qui viennent de terminer un périple type tour du Portugal avec le club du CPRS.
Le samedi matin ils sont 8 à se retrouver à L’aéroport pour prendre l’avion jusqu’à Porto. Même si le rendez-vous est tôt, l’ambiance est bonne et les rires fusent. Le vol est à l’heure.
Une fois à Porto le métro amène la joyeuse troupe à la gare de Campanha. Là Christophe trouve un petit resto pour rassasier les estomacs vides. Acacio fait l’interface avec les cuisinières, tout le monde se régale pour un prix d’amis.



Ensuite voyage en bus jusqu’à Alijó, plusieurs orages arrosent le bus. Dans le bus les coureurs s’éteignent tour à tour. Le bus les a bercé ( un peu violemment parfois)
Pendant ce temps les 4 compères déballent et montent les vélos de leurs camarades. Ensuite la vue de tous ses vélos les excitent et en moins de 2 ils sont en tenues et enfourchent leur vélos pour un petit échauffement en attendant l’arrivée du bus.
Dans le bus après plusieurs arrêts, enfin ils voient les flèches indiquant Alijó. Le bus ralenti dans un centre-ville et d’un coup Christophe est debout s’écriant « l’église d’Alijó ! Je reconnais !». Tout le monde descend direction l’hôtel. Après quelques tergiversations et égarement la route vers l’hôtel est bien identifiée. C’est le moment que choisissent les 4 pour croiser leur route.
Arrivée à l’hôtel chacun récupère sa chambre et son vélo. Une demi-heure plus tard tout le monde est opérationnel pour enfourcher sa monture.
Paul propose un petit parcours d’une quarantaine de kilomètres pour le décrassage. Mouais… décontraction ils disaient… c’était tonique et vallonné. (45 kms, 710 m de D+).
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Les paysages sont variés, entre un fouillis de genets et de granit, puis des rangs de vignes bien alignés qui matérialisent les courbes de niveaux de leur feuillage vert. Ces courbes sont parfois interrompus par des plantations d’oliviers mal coiffés.
Un passage à Favaios permet de saluer Nathalie la sœur de Paul, Acacio et Manuel, entrainant un bouchon en plein centre du village.
L’arrivée à l’hôtel de nos coureurs se fait au bout d’un sprint en côte désordonné et fatiguant. Sûrement pas la meilleure façon de se préparer à la sortie du lendemain.
Une fois le peloton douché tout le monde se retrouve pour un apéro offert par Paul dans la salle de l’hôtel. Les victuailles et la petite bière sont bienvenues après cette longue journée. Lors de l’apéro Manuel concocte le parcours du lendemain. Une bonne centaine de kilomètres avec le D+ local, mais seulement 4 côtes.
Le repas, gargantuesque, ingéré chaque binôme rejoint sa chambre pour un long sommeil qu’ils espèrent tous récupérateur. Le parcours du dimanche n’a pas l’air d’une promenade de santé. Le départ est fixé à 9h.
9h dimanche les vélos sont prêts, les organismes c’est moins sûr, tout le monde est là… ah non il manque Paul.
Après les photos d’avant départ, le peloton s’élance avec une dizaine de minutes de retard. Ça démarre par une petite côte de 5 kilomètres, la même que la veille. S’ensuit une longue descente de 10 kilomètres sur une route au revêtement lisse, facilitant la prise de vitesse. La fin de la descente est marquée par de forts pourcentages négatifs. A retenir si le peloton doit repasser en sens inverse. Petite au bas de la descente avec une belle perspective sur le Rio Tinhela.
En repartant c’est un gros kilomètre à plus de 9% de moyenne qui cueille nos camarades. Une nouvelle descente puis une ascension de 12 kilomètres s’annonce. Heureusement quelques replats permettent de regrouper la troupe qui s’effiloche dès que les pourcentages augmentent. La fin est difficile avec un dernier kilomètre et des pourcentages largement supérieur à 10%.

La chaleur monte et les bidons se vident. Les sources nombreuses permettent a chacun de faire le plein des bidons.




Un peu plus loin une longue section pavée secoue les montures et pilotes, s’ensuit un long faux-plat descendant qui permet de faire remonter un peu la moyenne.
Une longue descente sinueuse mais bien revêtue amène nos coureurs au barrage de Valeria. Pause photo avant une nouvelle ascension de 13 kilomètres environ. Après un début escarpé l’ascension devient plus régulière, mais la chaleur est bien présente.
Dans la ville étudiante de São João da Pesqueria, Manuel propose un arrêt sandwich. Après plusieurs tours et détours la troupe s’arrête dans un café qui propose une carte de Sandwichs. Le service risque d’être un peu long l’employée est partie… déjeuner quelques minutes avant notre arrivée. A notre table M, alias Mathieu Chedid est présent (voir photo).
Le service est long très long, on se demande si la patronne est partie chercher du bois pour faire chauffer le four… Eric SB s’endormira de longues minutes, avant que Paul ne le réveille pour savoir si il veut un cachet pour dormir. Une fois tout le monde rassasié, une pause à la fontaine municipale permet une nouvelle fois de remplir les bidons.
A la sortie de la ville on retrouve la route pour terminer l’ascension. Et basculer dans une longue descente jusqu’à Pinhão. Au milieu de la descente la vue sur la vallée du Douro est sublime. Les vignes rythment les collines de leurs lignes parallèles. Jean-Marc s’arrête en catastrophe en plein milieu de la route… prendre une photo certainement. Le reste du peloton s’est arrêté 100 m plus bas sur une zone de point de vue. Après de longues minutes à attendre Jean-Marc, on le voit enfin arrivé. La pause était moins due à un problème de support de compteur que pour les photos.
La suite de la descente est compliquée avec de nombreuses zone de travaux pour réparer des effondrements. Le bitume est nettement moins bon que sur les précédentes descentes.
Au bas de la descente le groupe rentre dans Pinhão et ses routes pavées. Les vibrations ont de nouveau raison sur la fixation du compteur de Jean-Marc. Ce dernier mettra plusieurs minutes à refixer le compteur avant de repartir. Eric LC l’attend. Les 10 autres entame la dernière montée où se situe la fameuse fontaine qui a tant fait parler depuis 10 ans. Cette ascension est régulière avec des pourcentages raisonnables. Mais il est près de 15h et la chaleur étouffante. Cette année la fontaine est bien alimentée loin du goute à goute de la dernière fois. Les premiers attendent tranquillement, en refaisant les niveaux, le binôme retardé par l’incompatibilité des pavés et de la fixation de compteur. 
Puis tout le monde repart direction Alijó, ça monte encore mais les pourcentages sont raisonnables. Dernier regroupement dans un rond point, où Christophe tourne plus vite qu’un hamster dans sa roue. Et enfin ce sont les derniers 500 mètres d’ascension pour rejoindre l’hôtel.
Après une douche bien mérité et indispensable certains en profite pour goûter l’eau de la piscine. Fraîche. Et Nathalie la sœur de nos 3 frères apporte le goûter, pasteis de nata et bière. Ça fait du bien aux coureurs après cette longue et chaude journée de vélo. Christophe propose de faire une longue le lendemain 160 kilomètres, d’autres veulent des chiffres ronds pour leurs statistiques et proposent 200.
Lors du dîner, où après la soupe aux choux portugais de la bacalhau est au menu, le choix de la raison s’impose, départ un peu plus tôt le lendemain pour un parcours plus court avec moins de dénivelé.