Voyage au Portugal 2026 : jour 3 & 4

Ce matin départ 8h30 pour une sortie un peu moins dure que la veille. 86 kilomètres pour 1500m de D+ en théorie. Tout le monde est à l’heure. Les vélos ont été réglés la veille les soucis de freins d’Acacio devrait être réglés.

Pour démarrer normalement il y a une petite bosse puis une longue descente, Paul décide de « couper » pour ne faire que la descente. En route vers Favaios, route connue puis que déjà fait les 2 jours précédents mais dans l’autre sens. La descente est belle et on profite de la vue sur les vignes toujours bien rangées. La température est déjà fort agréable puisqu’au bas de la descente les compteurs affichent près de 27°. Ensuite une longue ascension démarre près de 9 kilomètres, mais les pourcentages sont gérables. Le groupe s’étire se scinde et se reforme au fil des kilomètres et des pauses de préférence à l’ombre. Hormis le départ c’est un parcours tracé par Michel, et le peloton se retrouve plusieurs fois dans de petites rues pavées typiquement portugaises. En général Eric LC en profite pour accélérer, laissant le reste du peloton se faire secouer par les petits pavés de granit, mais également se faire courser par la faune locale, des petits chiens jaunes bruyants et hargneux.

Le parcours est composé de 3 fois plus de côtes que la veille mais moins longues. Ça reste usant pour des organismes déjà entamés. Et comme le dira justement Eric B à l’arrivée, 1500 m de D+ ressenti 2400. Paul en lâchera le vélo…

Ce parcours permet de découvrir les séchoirs à maïs fait de granit et de bois.

Les paysages changent également, avec beaucoup plus de granit et de landes. Le périple amène le peloton au pied d’un belvédère offrant une vue panoramique sur toute la région.

Le retour sur Alijó a permis à certains de batailler pour le grand prix de la montagne notamment entre les 2 maillots du CPRS et Dominique, qui ne s’est pas laissé faire. En rentrant sur Alijó passage par la case restauration pour une bière, un sandwich, un dessert et un café. 

Retour à l’hôtel pour la douche, certains veulent prendre un cours de natation, mais pas de maître nageur. Pour les autres ce sera sieste ou mécanique ou les 2. Puis Dominique sonne le rappel pour aller prendre un apéro en ville.

Le premier bar rencontré n’a pas de terrasse, ce qui chagrine une partie de l’équipe. Qu’à cela ne tienne la patronne nous propose de sortir les tables et chaises. Et voilà l’équipe fièrement installé devant le bar. Avec les Sagres ( pour changer des Super Bock) la patronne nous propose cacahuètes et lupins. Les organismes affamés les engloutissent rapidement. Christophe est content…

Le soir le repas toujours aussi copieux permet de décider du parcours du lendemain, ce sera le plus long. Avec une terrible dernière côte de 4,6 kilomètres à plus de 9% de moyenne, mais avec plusieurs passages à 14, 15% ou plus. Vu la chaleur le départ sera avancé.

Le lendemain matin tout le groupe investi la salle du petit-déjeuner à 7h. Objectif faire le plein de glucides, de protéines et même de lipides la journée s’annonce compliquée.

Le peloton à peine parti s’arrête déjà à la fontaine de Favaios pour que certains remplissent leurs bidons. Paul et Manu ont adapté le parcours initial de Michel pour reprendre la même route que la veille. Cela fait un « léger » détour… on comptera à la fin…

S’ensuit une côte de plus de 25 kilomètres, certes en plusieurs parties, mais tout de même une longue ascension qui amène le peloton à plus de 1000m d’altitude. La température affiche plus de 25 degrés depuis bien longtemps…

Comme de coutume le peloton se distend avec le pourcentage, mais les arrêts fréquents permettent de regrouper tous le monde.
Après ce long faux-plat qui n’avait rien de plat, une longue descente vers Vila Pouca de Aguiar qui sera le point le plus septentrional de la sortie, voir de toutes les sorties de ce séjour. Après quelques erreurs de GPS, dans les descentes nos coureurs de têtes sont plus focalisés sur la vitesse max que sur la trace. Mais tout va bien le peloton n’est pas perdu et a même trouvé une fontaine pour faire le plein d’eau. Et c’est nécessaire les organismes consomment ! 

 Après cette fontaine placée sur une route à forte circulation passage sur une minuscule route pavée pour retrouver une longue piste cyclable. Le vent est de face, donc il vient du sud, il sera de face jusqu’au bout…

À l’issue de la piste cyclable retour sur la route à grande circulation, heureusement aujourd’hui pas trop de voiture et la route est large. Elle monte de plus en plus et la fin est aménagée avec de larges bandes d’arrêt d’urgence qui permettent de ne pas trop subir la circulation, pour la chaleur par contre.

Le peloton quitte enfin cette grande route pour emprunter une petite voie parallèle à l’autoroute. En queue de peloton Eric B ralenti, crevaison lente de l’avant. Eric LC qui ferme la marche doit s’employer pour rejoindre la tête du peloton et stopper son avancée. Les tympans semblent moins performants, ou alors c’est le vent mais les premières vociférations n’avait pas été captées. Pendant la réparation heureusement rapide, nos gaillards cherchent l’ombre et se ravitaillent, le chemin est encore long vers Alijó.

Une fois la crevaison réparée, le groupe se dirige vers une nouvelle difficulté. Sur le papier ça avait l’air facile. Mais dans la réalité c’est autre chose. 13 kilomètres à 3% environ. Mais cette ascension est découpé en 4 ou 5 morceaux avec des bouts de descente intercalés entre des murs dépassant allègrement les 15% par endroit… Comme quoi il n’y a pas que le Gers ou les Flandres qui sont spécialisés en mur, le Portugal se défend très bien sur l’exercice.

C’est dur, très dur… usant, sauf pour Vincent qui semble voler au dessus du bitume en caressant les pédales. Heureusement pour nos sociétaires le bitume est globalement très bon. Ce sont plus les jambes qui semblent la cause des difficultés à parvenir au sommet des différentes rampes. Entre 2 pétards Manuel nous a trouvé une fontaine sur les conseils d’un papi rencontré au sommet d’un mur…

Le passage dans un petit village de 11 habitants permet d’admirer 3 séchoirs à maïs en excellent état.

Et de nouveaux murs se dressent régulièrement sous les roues de nos 12 camarades.

Nouvelle descente, dangereuse, pour se rapprocher de la fameuse montée finale… nos amis arrivent au compte gouttes sur le pont qui marque le début de l’ascension. Thierry est le premier à s’élancer, sur un revêtement, comment dire, rugueux. En fait la granulométrie des gravillons composants le bitume se rapproche plus des rochers que du sable. Couplé à ce revêtement qui freine plus qu’autre chose les pourcentages sont terribles, à 2 chiffres d’entrée de jeu. Et ce sera comme ça toute la montée. Thierry continue son bonhomme de chemin, Eric LC pas très loin est dans le dur. Tout d’un coup le radar lui annonce un véhicule qui arrive par l’arrière, mais pas de bruit. Manuel, peut-être ? En fait non c’est Michel qui a mis plus de puissance sur son engin et a doublé tout le monde à des vitesses à faire pâlir Vingegaard… Manuel a démarré l’ascension sur la plaque… Il rattrapera les premiers avant de caler et passer le petit plateau pour finir l’ascension tranquille avec Eric LC. Eric B et Vincent s’arrête remplir leurs  bidons. Vincent a démarré le dernier et a passé en revue tout le peloton, toujours aussi facile…

Thierry et Vincent filent à la fontaine de Favaios une fois l’ascension terminée. Manuel et Eric LC s’arrêtent juste en haut de la côte, pour refaire le plein des bidons et s’arroser à la fontaine qui a rafraîchi il y a longtemps le père de nos trois frères. Les grimpeurs de l’UC31 arrivent en ordre dispersé. Le spot de la fontaine est rapidement adopté par tous le monde avant de rejoindre l’autre côté de la route où des cerisiers offrent un peu de ravitaillement aux organismes.

Seul Acacio manque à l’appel, Manu, Michel et enfin Christophe rebroussent chemin pour l’encourager sur les derniers hectomètres de l’ascension.

Regroupement à Favaios pour convenir que l’Intermarché et sa cafétéria sera le meilleur endroit pour se ravitailler vu l’heure tardive. M est encore là, enfin plutôt un Light Maul…

Poulet, dinde, riz, Super Bock sont là pour satisfaire l’appétit des coureurs. En bonus ils ont le droit à une mousse de mangue ou une gelée multifruit vert fluo digne d’un restaurant anglais.

Comme d’habitude Christophe et Dominique se chauffent pour proposer de refaire cette fameuse dernière côte. Eric SL leur propose de l’argent pour qu’ils la refassent. Dominique prend le pari à 10 €, Christophe aussi. Mais ces mérous, plus de gueule qu’autre chose, discutent les modalités de paiement et finalement ne feront qu’un tour de rond point à la sortie d’Intermarché.

Retour à l’hôtel, douche, sieste, et pour certains visionnage de la fin d’étape du Giro. La journée a été éprouvante.

En fin d’après-midi Christophe et Manu vont chercher de quoi faire un apéro. L’occasion de choisir le parcours du lendemain. Un nouveau chantier de 98 kilomètres !

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