Boô-Silhen jour 2

Réveil échelonné ce matin pour notre équipe. Les plus matinaux sont allés chercher des baguettes fraîches. La table se prépare, Alain D a apporté quelques pots de confiture maison. Peut-être qu’un jour lui aussi il pourra concourir au championnat du Monde de confiture… La table est mise dehors, la température est déjà suffisamment clémente pour s’installer en terrasse.

Le départ est prévu à 9h, finalement le parcours retenu est le Tourmalet par Barèges puis Luz-Ardiden, les plus gourmands pourront terminer par Hautacam s’il leur reste de l’appétit.

Pendant que certains se préparent, les Michels, Alain D et Jacques s’affairent sur les sandwichs. Indispensables vu le programme de la journée !

Nos guerriers sortent des gîtes et Jean-Marc est très pâle, très très pâle. Certains sont inquiets, d’autres voient en lui le mime Marceau… Après la photo de groupe, le peloton s’élance ; aujourd’hui, pas d’incidents mécaniques ni de spectateurs sur le bord de la route. Le peloton roule tranquillement jusqu’à la sortie de Pierrefitte. Après, ça s’agite un peu et plusieurs groupes se forment. Une fois le regroupement effectué à Luz Saint Sauveur, chacun prend son rythme pour la longue ascension de ce col mythique du Tour de France. Devant, Vincent M et Jean-Olivier prennent les devants, Eric et Jacques suivent à leur rythme conservant Jean-Olivier à portée de longue vue. Derrière, ça se disperse. Robert entame une ascension prudente armé de son nouvel engin. Un peu avant Super Barèges, Claude décide de boucher le trou avec Eric et Claude et les dépasse comme un avion. Il reviendra rapidement à un rythme plus raisonnable, restant avec Eric qui a troqué Jacques contre un quadragénaire espagnol pour papoter sur la deuxième partie d’ascension. Jean-Olivier a un petit coup de moins bien dans les lacets au dessus de Super Barèges, mais il retrouvera rapidement son rythme. Devant, Vincent se joue de la pente. Derrière, Christophe s’accroche, Jean-Marc est un peu plus loin. Mais il fait de plus en plus chaud. Et c’est encore au compte-gouttes que les coureurs arrivent, sous les encouragements de leurs prédécesseurs. Et c’est sous un brouhaha digne d’une tribune de stade que Robert arrive arc-bouté sur sa machine, l’effort est intense mais il termine. La batterie est vide depuis près de 2 kilomètres. Vincent A s’est arrêté juste en dessous de nos joyeux drilles. En bon samaritain, il aide un cycliste en détresse dont la pompe défaillante l’empêche de réparer. Vincent reprendra la route encouragé par le groupe situé 150m plus haut. Dominique N arrive aussi sous les encouragements de ses camarades précédant un Alain M qui a monté le col à sa main.

Il fait très chaud, même à 2100 m d’altitude. Robert sans pile va rentrer directement au gîte. Les autres, sous l’impulsion de Dominique N, décident de rentrer ensemble par Bagnères de Bigorre et la Croix Blanche. La chaleur aura eu raison de leur velléités de grimper Luz-Ardiden.

La descente est rapide, seul un troupeau de moutons viendra couper la route de quelques coureurs. Arrêt à Sainte Marie de Campan pour un ravit’eau indispensable avec cette chaleur qui devient écrasante. 

Après Bagnères de Bigorre, le peloton prend à gauche vers Juncalas. La côte est difficile, un soleil de plomb écrase les coureurs sous une chaleur torride. Mais après cette chaude ascension, la route surplombe la vallée de Lourdes et en met plein les mirettes de nos camarades. La descente est superbe. La sortie se termine tranquillement par la piste cyclable.

Chacun regagné son gîte en quête d’une douche fraîche. L’heure est à la récupération et à la réhydratation. Pour certains, c’est Vichy ou Badoit, mais pour d’autres c’est une petite bière à l’ombre du mûrier platane où les discussions vont bon train. Les premiers départs sont annoncés, Francis, David, Jean-Olivier, Claude et Dominique N plient bagages et repartent vers la ville et sa chaleur. un groupe décide d’aller tremper les jambes dans le Gave, Christophe et Vincent, eux, vont chercher un torrent du côté de Cauterets. Ils en profitent pour faire quelques courses.

Serge arrive lui, une fois les autres partis. Il a ramené une confiture tomates vertes, pommes et citron. 

Vient le moment de lancer le barbecue, Dominique C prend la direction des opérations, la braise chauffe, ce sera saucisses et pâtes. Une fois la braise chaude, Dominique C enfume la vallée mais la saucisse est cuite à cœur sans être cramée. Tout le monde se régale encore une fois.

Le programme du lendemain se discute, Dominique C et Éric proposent le Lac d’Estaing, le col des Bordères et le lac du Tech. La balade nocturne le long du Gave clôture cette chaude journée.

 

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