Entraygues J4

Samedi soir Marie-Odile et Michel fête leur nouveau pied à terre sur les rives de la Truyère avec l’ensemble du groupe. Marie-Odile a gâté nos coureurs avec de sublimes amuses gueules. Les plats sont rapidement vidés, tout comme les verres… Les discussions tournent toujours autour des prévisions. Cela s’annonce bien pour dimanche. Pas de pluie au programme ! ouf… De temps à autre les nouveaux pensionnaires du château font du bruit dans les couloirs. Oui une horde de 2 roues motorisés fait escale dans « notre » château. Ce sont des Palois.

Après les amuses bouches, place aux pizzas Vincent est à la roulette et Christophe C assiste et surveille. Elles seront dévorées en deux temps trois mouvements, les efforts de l’après-midi nécessitent une récupération à la hauteur. Pour le dessert un peu de melon et le reste de Brownie.

Après il y a bataille pour savoir qui fera la vaisselle. Oui Mesdames vous lisez bien… En effet notre cuisine est une cuisine de cantine. Et de ce fait, elle est dotée d’un lave-vaisselle redoutable. Moins de 3 minutes le casier ! En illustration Christophe et Jacques fier de leur intervention vaisselle. Francis et Jean-Marc rentrent à Toulouse après le repas.

La soirée s’achève et une fois la lumière éteinte les premiers ronflements se font entendre en moins de 3 minutes, Montsalvy a laissé des traces…

Le dimanche matin promis sec… ne l’est pas. Certes il ne pleut pas mais le ciel est bas, très bas, il occulte le sommet des collines environnantes, et la route est détrempée. Eric B, Alain D, Christophe L sont partis chercher du pain et une fouasse, la troisième ce week-end. Michel et Eric LC étudient le parcours, ça risque d’être humide et les organismes sont bien entamés. On se met d’accord pour le parcours J1 raccourci, plus un parcours spécial plat pour Patrick & Serge. Ils viendront à la rencontre du peloton, ce qui permettra de finir le parcours tous ensemble. Direction Saint Cyprien sur Dourdou pour tout le monde mais pas par le même chemin.

Le gros du peloton prend la route de Golinhac, une longue côte sur une route large et sinueuse, mais avec des pourcentages raisonnables. Ça discute dans les groupes, mais le rythme est soutenu. A mi-côte tout le monde est dans le brouillard, un brouillard dense qui imprègne les vêtements. Les motards du château doublent les groupes dans un concert de klaxon. A part Christophe C qui a essayé de dynamiter les groupes, vainement, tout le monte reste sage. Les cuisses sont douloureuses En haut il faut passer les impers. Les températures sont fraîches, très fraiches, avec un minimum à 5°, et l’air est très humide entre brouillard et crachin.

Le long du Lot Patrick et Serge mènent bon train jusqu’à Grand Vabre. Devant la facilité de Patrick sur ce parcours à sa mesure, Serge lui donne un bon de sortie. Patrick en profitera pour faire un petit bout en mode Chrono.

Sur le plateau, après Golinhac, nos équipiers prennent la direction de Lunel point culminant de la sortie. Pas de véritables difficultés géologiques, ce sont surtout les jambes qui ont du mal à répondre. Vient ensuite une longue descente vers Saint Cyprien. Elle démarre dans le brouillard, sur une route trempée. La descente est vraiment belle, de grandes courbes, un paysages magnifique une fois revenu sous les nuages. A part un ou deux, la descente est prudente, personne n’a envie de tester les limites d’adhérence des pneumatiques.

En bas tout le monde tourne à droite direction Conques. Christophe L et Eric LC mène le groupe, et après quelques kilomètres Patrick et Serge apparaissent sur la voie opposée. Un petit ralentissement et les deux dissidents trouvent une place à l’avant du peloton. Ce dernier repart à bonne allure sur ce faux-plat descendant, traversant Conques sans même jeter un œil au village perché, de toute façon les nuages sont trop bas et les lunettes embuées. Ça tourne un peu devant, mais le rythme reste élevé et les légères contres pentes mette à mal la cohésion du peloton. Certains poussent les autres, pour éviter une dislocation totale. En haut d’une déclivité, le peloton fait une petite pause, et repart en ordre dispersé. Tout rentre dans l’ordre à Viellevie, pas pour longtemps. Christophe L est en mode rouleur, il prend un peu d’avance. Eric LC se tâte, et avant que Christophe ne soit trop loin il descend une dent et entame une poursuite, suivi du seul Vincent. Derrière le peloton reste groupé et Christophe C s’occupe du rythme. Devant ça n’amuse pas la galerie une fois le trio formé, Christophe L fait le gros du boulot à près de 40 km/h. Vincent, et Eric LC tentent de timides relais. A l’entrée d’Entraygues ils sont en avance, et prennent place pour immortaliser l’arrivée de leurs camarades en photo.

Après la séance photo direction le château pour une bonne douche, beaucoup ont froid. Arrêt épicerie pour certains afin d’avoir de quoi manger avant de reprendre les voitures. A la douche pour les autres, mais arrivés au château une mauvaise surprise les attend. Les motards ont tout fermé à double tour. Et Michel a laissé ses clés dans la chambre. Voilà nos coureurs enfermés dehors. Le froid pénètre les tenues trempées, « comment va-t-on entrer ? », « La personne de l’accueil habite loin ? »… Telles sont les questions qui se posent. Plutôt que de se transformer en glaçon, Christophe L, Vincent et Eric LC, décident de repartir à vélo se réchauffer. Il doit leur rester encore des forces malgré le « chrono » qu’ils viennent de réaliser.

Michel est en terrain de connaissance et le cousin de son beau-frère semble avoir la clé. Il sera là un quart d’heure plus tard. Aux douches ! Pendant ce temps le trio infernal se dirige vers Campouriez avec une belle côte. Ils arriveront une fois tout le monde douché, en 2 groupes, avec 20 kilomètres de plus au compteur.

Le ménage est fait rapidement, et le repas presque improvisé englouti tout aussi vite. Tout le monde est prêt à repartir.

Voilà les quatre jours de stage s’achèvent, la météo n’a pas été favorable. Mais ce stage a permis aux participants de découvrir une superbe région de vélo, avec des routes tranquilles et de belles côtes. Ils reviendront c’est sûr, en espérant plus de soleil pour apprécier ces paysages grandioses.

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