Boô-Silhen Jour 5

Dernier jour, les yeux sont petits, les traits tirés, le réveil est difficile, très difficile. Déjà 4 jours d’ascensions répétées sous des chaleurs intenses, ça use les organismes. Le petit déjeuner est moins royal que la veille, pas de croissants, il reste du pain de mie, faut finir ! Mais tout le monde mange de bon appétit, le menu du jour va nécessiter quelques forces. Le parcours est court mais la pente raide ! Hautacam !

Une fois tout le monde prêt, direction Hautacam, le ciel est gris et menaçant. Alain M ne veut pas s’échauffer et part directement sur Ayros-Arbouix, pied de l’ascension. Le reste du groupe remonte la piste cyclable direction Pierrefitte. Mais, à peine les roues posées sur la piste que des gouttes apparaissent. Une vague hésitation mais le peloton insiste. Les quelques gouttes n’auront duré que cinq minutes mais, à la sortie d’Argelès, rebelotte. Pourtant, au-dessus du Pont d’Espagne, le ciel est complètement dégagé. Mais une fois encore les quelques gouttes ne durent que quelques minutes.

À Pierrefitte, au rond-point, direction Lourdes puis une petite route à droite vers Préchac pour éviter les nombreuses voitures sur la D913. Arrive enfin Ayros-Arbouix et les premières rampes de cette fameuse montée d’Hautacam, et l’objectif est de monter jusqu’au col de Tramassel qui surplombe le grand parking théâtre de nombreuses arrivées du Tour de France, la dernière en 2014.

Rapidement notre Vincent M est devant et loin devant. Eric, qui a fait une petite pause au pied, remonte ses camarades un par un, pour rejoindre Jacques et Michel qui forment le duo de chasse derrière notre grimpeur. Les camping-cars ont décidé de profiter de la journée pour faire un meeting en haut de la montée. Les dépassements sont loin d’être propres et ça passe près, à moins de 50 cm, dans un virage sans visibilité. La pente est loin d’être régulière sur le début d’ascension, déroule son ruban bitumeux entre les maisons. Quand les maisons se font plus rares, c’est un kilomètre à 11 % qui sèche nos valeureux cyclo-montagnards. Un peu plus loin, de jolis virages permettent d’admirer toute la vallée ; en plus, le ciel c’est dégagé. Le dernier virage juste avant la pancarte des 3 kilomètres tourne à gauche, il y a du gravillon partout et les camping-cars font crisser les pneus en dépassant nos cyclistes. Mais il n’y a pas que les pneus qui crissent, le vent gifle nos coureurs. Ils le prennent en pleine face sur ce long bout droit, la pente ne s’est pas vraiment calmée et il n’y a pas d’abri. Il faut serrer les dents et appuyer sur les pédales. Les derniers kilomètres sont usants, le vent vient freiner la course de nos cyclistes en fonction de la direction de la route. Dans ces derniers kilomètres, les coureurs croisent Alain qui redescend vers le gîte. Un peu avant le parking, Jacques et Jean-Marc reviennent sur Eric qui s’était un temps échappé. Eric, joueur malgré des jambes en perdition, fait sprinter Jean-Marc pour une place sur le parking. Jean-Marc donne tout ce qu’il a pour arriver en tête mais il reste encore un kilomètre avant le col de Tramassel. Là-haut, à l’observatoire, la vue est superbe, sauvage à l’est et urbanisé à l’ouest. Au bout de plusieurs minutes il manque Alain D et Michel Vi à l’appel. Certains scrutent la route pour voir si les deux compères arrivent mais aucune trace de maillot de l’UC31. Le portable d’Eric sonne, « C’est Michel ! ». Ils se sont trompés de route et sont partis tout droit à l’entrée du parking, direction le « Pan Harie » (ça ne s’invente pas…) par une petite route à peine carrossable. Tout le monde se rejoint pour redescendre tranquillement au gite, il y a encore du gravillon sur la route mais nettement moins que dans la descente du Spandelles.

Le dernier repas en commun permet de vider les frigos. Ensuite, les gîtes se vident à mesure que les voitures se remplissent. Le ménage s’organise, les aspirateurs ronronnent et les serpillières glissent sur le lino. Les gîtes sont rendus propres, notre hôte est content et nous salue avec sa bonhommie habituelle.

Le séjour touche à sa fin, déjà ! Le temps aura été superbe, l’ambiance également, un vrai régal ! Tous les participants sont ravis et n’ont qu’une hâte récupérer pour revenir, très vite.

Les portières claquent, les moteurs ronronnent et le cortège de voiture repart vers l’Union… A bientôt !

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