L’Union – Nice J4


Ce matin, le petit déjeuner est dressé pour 7 heures. Il est rapidement englouti. La préparation de notre équipe en revanche est nettement plus longue. Une photo de groupe est organisée inopinément avec l’aide de l’hôtelière. Cette dernière est amusée, limite désabusée, par le temps que prend la mise en place du groupe. Après moult péripéties, la photo est enfin prise. Le groupe prend ensuite l’itinéraire qu’Éric et Alain D ont tracé la veille au soir. Les Garmin sont venus à l’ordi pour charger ce nouveau parcours. Nos coureurs vont devoir parcourir 144 km et 2200 m de dénivelé positif, avec plusieurs cols, notamment le col de Perty et le col de St Jean.
Le parcours sort rapidement de Bollène par de petites routes relativement tranquilles, excepté quelques voitures en retard pour se rendre au travail. Les routes ont été refaites récemment et c’est sur un billard que notre peloton évolue. C’est sur une portion lisse que Robert décide d’attaquer. Il fait le départ comme à ses meilleures heures. Mais, quelques kilomètres plus loin, après une route fraîchement gravillonnée, l’ambiance change totalement, une côte de 5 km monte par paliers, et quels paliers ! Entre les portions à 5-6% ce sont des raidards a plus de 10% et jusqu’à 17%. Robert arrivera devant le camion au regroupement organisé dans un coin d’ombre.
Plusieurs côtes jalonnent le parcours avant Buis les Baronnies. Les descentes sont magnifiques, les courbes s’enchaînent pour le plus grand plaisir des descendeurs.
À Buis les Baronnies, pause fraîcheur, une fontaine devant le cimetière permet de faire le plein des bidons, des bouteilles et de tous les contenants possibles… Robert en profite pour monter dans le camion et accompagner Michel faire les courses.
Un premier col à la sortie de Buis les Baronnies disperse le peloton. La montée aux pourcentages doux se termine par un petit tunnel. Les paysages sont superbes, surtout sous ce ciel d’un bleu immaculé. La chaleur est bien présente, le thermomètre monte doucement mais sûrement.
Au pied du col de Perty le groupe 1 est groupé, le groupe 2 est étiré. L’ascension s’annonce chaude, l’ombre est famélique. Les pourcentages ne sont pas trop raides mais il y a un petit vent qui freine ou pousse en fonction de l’orientation du lacet. En plus, il fait très chaud, certains s’arrêtent à la fontaine en bas de l’ascension mais la suite est compliquée par la chaleur ; en haut du col, il n’y a pas d’ombre. Didier, arrivé premier, ne trouve que 2 pauvres sapins pour une demie ombre ; Éric, arrivé peu de temps après, profite pour s’asseoir et se restaurer, le coup de chaud n’est pas loin. Christophe, Jean-Marc et Dominique arrivent groupés. Christophe profite de l’ombre du second sapin, Jean-Marc fait des photos et Dominique repart dans l’autre sens chercher un endroit ombragé pour le pique-nique. Heureusement, l’endroit trouvé n’est qu’à 200 mètres du sommet. Le groupe 2 arrive en ordre dispersé, certains montent au sommet et redescendent, d’autres s’arrêtent. Vincent, lui, a fait du fourgon-stop.
Le repas est accueilli avec enthousiasme par l’ensemble des participants. Jambon blanc, pâté, camembert, tome et yaourts satisfont les organismes coureurs rôtis au soleil depuis plus de 4 heures. Michel reprend le vélo et laisse les commandes du camion à Robert.
Une fois ravitaillés, nos cyclistes repartent pour les 200 derniers mètres avant le col. Ensuite, la descente est très roulante mais surchauffée. En bas, virage à droite et c’est reparti pour 5,7 km à plus de 7% et, pour changer, pas d’ombre ! En haut, photo de groupe au pied du monument. Nouvelle descente très agréable mais, en fin de descente, il y a une bugne, courte mais très raide. Heureusement, en haut de cette côte, la mairie de Ballons offre un jet d’eau salvateur. Tous nos guerriers s’arrosent, refont le plein des bidons, des bouteilles et autres jerricans.
Ensuite, le parcours serpente dans les gorges de la Méouge, la route est splendide, le groupe se forme et se sépare en fonction des pauses photos. La fin de parcours se fait sur une route très large et circulante. Le rythme du peloton est réglé par Christophe, Didier ou Éric qui a un peu récupéré.
Arrivés à l’hôtel, douche et l’heure de la bière est fixée à 18h30. Toute l’équipe est installé en terrasse. Les clients de l’hôtel sont installés de part et d’autre de notre groupe. L’apéro s’éternise, les clients installés pour dîner profitent du spectacle. Une dame seule roule des yeux ronds comme des boules de billard. Elle a du mal à ne pas éclater de rire. C’est le moment que choisit le président pour prendre des nouvelles de la joyeuse troupe. Le repas est à l’avenant en terme d’ambiance.
Demain, petit-déjeuner à 7h30, des orages sont annoncés pour l’après-midi sur Jausiers.

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