L’Union – Nice J5 Étape de transition

Aujourd’hui, petite étape, moins de 100 kms, mais avec le long mais peu difficile col de Sarrant puis la montée de 13kms qui surplombe le lac de Serre-Ponçon. C’est Alain D qui prend les commandes du camion. La traversée de Sisteron se déroule sans encombre, le peloton reste groupé. La route à la sortie de Sisteron est large mais le trafic raisonnable. Éric et Christophe règlent l’allure du peloton. Robert est à l’abri dans leurs roues. Aujourd’hui, pas de velléité de faire le départ de la part de Robert. Son ambition est d’arriver au bas du premier col.

En cours de route, avant le col de Sarrant, Serge s’arrête et prend la place d’Alain D qui n’avait pas prévu de démarrer si tôt. Il se dépêche de se mettre en tenue et de sortir le vélo parce que, devant ça n’a pas molli, d’un autre côté, il n’ont pas eu l’information. En haut du col, le groupe 1 s’arrête à l’ombre d’une haie. Tout le monde s’arrête sauf Robert qui enchaîne directement sur la descente. Au milieu de la descente, il y a 2 kilomètres d’ascension. À nouveau regroupement au sommet et Robert qui enchaîne. Dans le camion, Serge, lui, a du mal avec l’enchaînement des virages.

Le peloton arrive groupé sur les bords de la Durance, au pied du barrage de Serre-Ponçon. Le camion et le groupe 1 partent faire les courses. Peine perdue, la boulangerie est fermée le mercredi d’après une autochtone mais elle indique la supérette la plus proche, 4 à 5 kilomètres plus bas dans la vallée. Alors Serge va faire les courses seul, le groupe 1 se dirige vers la nouvelle ascension que l’ensemble du groupe 2 a démarré depuis un moment. Le groupe 1 attaque l’ascension tambour-battant mené par Christophe. Passé le tunnel, Jean-Marc s’accroche mais renonce rapidement à suivre ses petits camarades. Robert est rattrapé avant le village de la Bréole. Là, Marc et Alain M sont un peu perdus et ne savent pas s’il faut le traverser ou pas, le groupe 1, qui est déjà là, leur indique qu’il faut continuer. Éric qui est aux commandes depuis un moment continue de visser. Michel, Alain D et Vincent sont passés par le village mais la sortie leur réserve un pétard à plus de 14%. En plein effort, une voiture croise leur route, Michel passé mais Vincent prend peur et pose le pied à terre. Alain D dans sa roue fait de même. Ils finiront à pied pour rejoindre la route principale. C’est le moment que choisit le groupe 1 pour arriver sur les lieux. Michel, étant déjà sur la route, saute dans la roue d’Éric. Les deux piétons se dépêchent de remonter sur leur monture mais ratent le train. Devant, Michel annonce qu’il se relève, ça va trop vite. Didier et Éric lui demandent de s’accrocher car la route bascule un peu plus loin sur une portion plus roulante. Et ça roule… l’arrivée au sommet se fait en ordre dispersé. Seul Didier finit dans la roue d’Éric qui a bien récupéré après le coup de chaud d’hier. Et Robert toujours vaillant arrive devant le camion qui a fini les courses. Là, il fait causette avec une dame au chapeau de paille, quel charmeur ce Robert.

Le groupe décide, sur les conseils du « régional » de l’étape, de s’arrêter pique-niquer au village un peu plus bas. Une source permet de refaire les niveaux de tous les contenants. Le ravitaillement acheté par Serge permet de satisfaire les estomacs affamés.

À l’issue de cette pause méridienne, le camion se remplit. Marc et Robert accrochent leurs vélos et s’installent en cabine.

La route pour Jausiers est un long faux plat qui longe l’Ubaye. Un vent soutenu balaye la vallée. Fort heureusement, il est favorable à notre peloton. Christophe mène les opérations… avec 50 à 100 m d’avance. C’est Didier qui règle l’allure et tout le monde reste groupé. Alain M arrive à dérailler dans une portion descendante. La route est empruntée par de nombreux véhicules en tout genre et le peloton pas toujours en file indienne. Alors Éric prend la tête pour mettre le peloton en file indienne en essayant de ne semer personne. Et ça tient, avec difficulté, mais ça tient.

À l’entrée de Jausiers, le peloton trouve l’hôtel Sans Souci. Hôtel pris d’assaut par les cyclistes : pas moins de 3 groupes sont présents. Cela oblige 4 de nos coureurs à partir dans un appartement de l’autre côté de la ville.

La bière est prise en centre-ville, bien connu de Michel. Il y a passé plusieurs mois à l’occasion de son service militaire. Depuis, il ne reste quasi rien de la caserne, un seul bâtiment subsiste.

Au repas, Michel, Dominique et Éric sont à la recherche d’un restaurant pour le lendemain soir. Après plusieurs longues minutes de recherches, Éric trouve un restaurant pas trop loin (4 km) de l’hôtel. Les critiques ont l’air bonnes. Un appel permet de réserver une table pour 12, la restauratrice est inquiète et veut être sûre de voir arriver cette belle tablée.

Demain, c’est le dernier jour de vélo de cette belle aventure avec, en point d’orgue, la plus haute route d’Europe ! Il est temps d’aller se coucher.

 

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