Championnat de France FSGT – 29 & 30/06/2019

Le week-end du 29 et 30 juin, la commune de Bouquehault (Pas-de-Calais) a été le théâtre du championnat national FSGT auquel a participé une sélection de la Haute-Garonne. Parmi les sélectionnés se trouvait un représentant de l’UC31, Frédéric M., dans la catégorie Super Vétéran.
Le parcours de 11 km à effectuer 6 fois semblait peu difficile car peu vallonné avec seulement 2 courtes côtes d’à peine 200 mètres, mais il y avait aussi beaucoup de faux plats qui s’avèreront usants, notamment en raison d’un vent non négligeable. 
Dès le départ, le rythme est soutenu et les tentatives d’échappée nombreuses. Les 4 représentants du département (Franck Fava, Stéphan Cenac, Michel Anseur et Frédéric) sont tous aux avants-postes et vigilants et vont dans les coups. À deux reprises, Frédéric évite miraculeusement la chute sur des queues de poisson violentes, il s’en sort sans encombres mais avec deux belles frayeurs ! À la fin du premier tour, à la faveur d’un premier ralentissement, un coureur de la Côte d’Azur, Jean-Philippe Valenti, sort seul. Il lui reste 55 kilomètres à parcourir alors personne ne s’inquiète, il sera forcément revu sur un parcours aussi roulant ! Un tour plus tard, alors que les attaques se succèdent dans le peloton et que le rythme est plutôt élevé, l’homme de tête a déjà creusé un écart de 40 secondes ! Il est temps de réagir : avant d’aborder la côte située après la ligne d’arrivée, Fava attaque et affole le peloton, la bosse est montée au sprint et 8 hommes font un léger trou, reprennent Fava, qui s’est relevé quelques secondes car 2 autres hauts-garonnais sont dans les 8 (Cenac et Frédéric). La plupart des 9 coureurs se relaient énergiquement, avec notamment des bouts droits impressionnants de puissance de Fava qui affole les compteurs. À ce rythme-là, le trou est creusé avec le peloton et on pouvait également croire que l’écart avec l’homme de tête allait se réduire. Que nenni : à la fin du 3ème tour, il a désormais 1 minute et 15 secondes d’avance ! Les neuf hommes n’abdiquent pourtant pas et, malgré quelques coureurs malins qui sautent quelques relais, le rythme reste soutenu. Verdict à la fin du 4ème tour : 1 minute et 40 secondes de retard pour les 9 sur l’homme de tête ! Et à la fin du 5ème tour (à un tour de l’arrivée), l’addition est encore plus salée : 2 minutes et 15 secondes dans la vue ! L’homme de tête est un extra-terrestre de 51 ans qui a décroché hier le KOM du circuit sur Strava, c’est-à-dire que, sur son tour le plus rapide, il est allé plus vite en solitaire que tous les autres coureurs de toutes les autres catégories, même bien jeunes que lui (Espoirs, Séniors et Vétérans) qui ont roulé, eux, en peloton ou petits groupes durant toutes leurs courses ! Bref, Jean-Philippe Valenti était intouchable ! Parenthèse pour information : Fava et Frédéric sont 6ème sur le même tronçon de Strava, ce qui montre que les Super Vétérans sont quand même allés très vite ce week-end !
Du coup, les 9 se concentrent sur la 2ème place. Entre temps, 2 nouvelles frayeurs pour Frédéric : son transpondeur a été mal attaché au hauban de sa roue arrière et tape dans ses rayons : il essaie de le replacer une première fois avec sa main gauche ; résultat : il se coupe un doigt avec un rayon et finira la course avec la main ensanglantée. Deuxième tentative avec le pied gauche et là, le drame : son pied glisse et son talon  bloque la roue arrière ! Frédéric est stoppé net, se voit tomber (genre un beau soleil bien douloureux) mais il réussit miraculeusement à éviter la chute et réintègre au sprint le groupe de 9. Ouf…  
Finalement, lors des derniers kilomètres, les 3 coureurs de la Haute-Garonne s’entendent pour aller chercher le podium. Fava attaque une première fois mais un des coureurs les plus costauds du groupe va immédiatement le chercher. Fava fait mine de se relever et en remet une couche mais le même coureur est toujours vigilant (il a été visiblement et logiquement impressionné par la puissance des relais de Fava pendant la course). À la jonction, Frédéric se sent obligé de contrer : il ne se sent pourtant pas très saignant à ce moment-là mais la logique de la course d’équipe fait que c’est à son tour d’y aller ! Il reste 3 kilomètres jusqu’à l’arrivée dont une côte de 200 mètres que Frédéric escalade péniblement. Il pensait être revu au sommet mais un rapide coup d’œil en arrière lui montre qu’il a un creusé un léger trou ! Il reste 2,5 kilomètres de faux plat avec vent de côté jusqu’à la ligne, Frédéric n’a pas le choix : il tombe les dents, ne se retourne plus et donne tout ce qu’il a (mais ce qu’il donne est bien laborieux malgré tout !). Aux 500 mètres, un rapide coup d’œil en arrière et il voit revenir un coureur de la Sarthe qui est sorti en trombe du groupe sous la flamme rouge ! Frédéric met un braquet un peu plus souple pour aborder les derniers hectomètres en légère montée et essaie de souffler quelques secondes. Le poursuivant le rejoint à environ 200 mètres de la ligne mais, avant même la jonction, Frédéric se dresse sur ses pédales et lance un sprint désespéré. Il sent le Sarthois le remonter mais il plafonne lui aussi. Frédéric jette son vélo sur la ligne et assure la 2ème place (avec tout de même 2 minutes 22 secondes de retard sur le nouveau champion de France !).  Les deux autres haut-garonnais finissent respectivement 6ème (Cenac) et 9ème (Fava), ce qui offre le titre national par équipes à la Haute-Garonne qui était la seule équipe à avoir 3 représentants dans l’échappée !
Au final, 2 podiums et 1 titre national pour la Haute-Garonne, pour l’UC31… et pour Frédéric qui, en 2019, après 24 ans de coupure (NB : quel gâchis…), décroche 3 podiums individuels en 3 championnats disputés (1er au championnat d’Occitanie, 2ème au championnat de France, 3ème au championnat de Haute-Garonne) et 1 titre national par équipes (en plus de ses 5 victoires individuelles). Un rêve éveillé !
 
 
 
 
 
 

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