L’Union – Nice J1

Il est 7h15 sur le parking du stade Beney et ils sont déjà 2. Serge, qui est arrivé le premier, une fois n’est pas coutume, et Jean-Marc. Robert a récupéré Éric LC sur le parcours. Les autres arrivent ensuite au compte-goutte. Alain M et Vincent vont prendre le train à Matabiau. Dominique, David, Christophe, Jean-Marc et Éric, eux, sont partis pour près de 200 kilomètres, les autres rejoignent la gare d’Albi en camion ou en voiture.

Le club des 5 est rapidement rejoint par Francis et David P.  Les 2 compères vont accompagner le « groupe 1 » jusqu’à Albi. Le parcours longe le Tarn à partir de Bessières. L’équipage roule bon train à plus de 28 km/h de moyenne. Ça discute pas mal, le vent n’est pas défavorable, c’est une belle journée pour rouler. Par contre, le thermomètre grimpe doucement mais sûrement…

À Albi, le groupe 2 regroupe les effectifs pour partir vers 9h30, direction Arthies pour rejoindre le parcours du groupe 1. Un moment, la route tourne dos au Tarn et s’élève sévèrement. Une route oblique à droite mais Alain D continue de monter, les autres crient, pas vraiment enclins à grimper alors que le parcours part à droite. La route est ensuite très bucolique, elle serpente entre maraîchage, petites prairies et un habitat très dispersé jusqu’à Ambialet. Le groupe 2 arrive au lieu de rendez-vous au moment où le groupe 1 se sépare, laissant Francis et David repartir vers l’Union. La petite trentaine de kilomètres les séparant du point de rendez-vous sera avalée en moins d’une heure. Nos vaillants cyclistes prendront même le temps de faire quelques photos. Le groupe 2 a déjà bien entamé les sandwichs et autres mets quand le groupe 1 arrive. 

Le groupe 2 termine rapidement son repas et décide partir sans attendre le groupe 1. Le groupe 2 compte une unité de plus, Robert qui délaisse les pédales du camion pour celles de son Colnago. Dominique prend le relais.

Le club des 5 ne compte plus que 4 unités à 2 roues. Les 5 compères prennent le temps de terminer leur collation, refaire les niveaux des bidons, faire des raccords de crème solaire… Enfin, ils repartent mais, au bout de 500 mètres, le camion ne suis plus. Christophe repart dans l’autre sens puis Éric fait de même.

Dominique s’est trompé à la première intersection mais, ne voyant personne, il fait demi-tour et tout rentre dans l’ordre. Ce sont encore plus de 5 minutes de retard sur les échappés du groupe 2. La route reprend une ancienne voie de chemin de fer et ce sont 3 tunnels qu’il faut emprunter, le premier est court 125 m et éclairé, les 2 suivants sont plus longs 500 m et non éclairés. Dans le groupe 2, Serge est en tête (si, si) avec sa lampe. Mais, tout d’un coup, il se dit que s’il passe derrière il va éclairer la route de ses camarades. Il freine manquant de provoquer une chute en plein milieu du tunnel. Derrière, les 4 suivis du camion filent toujours à bonne allure.

Le parcours, s’il suit le Tarn, comprend par moment de jolies ascensions avec des pourcentages moyens variables entre 4 et 5 % et des passages à plus de 10 %. Vient une ascension de près de 4 kilomètres sur une route serpentant sur la rive nord, une ascension régulière assez roulante mais sans ombres. Les moteurs de nos gaillards chauffent, surchauffent même. Heureusement, le village perché sur cette colline offre un abri et un robinet. Le groupe 2 en profite pour mettre à niveau les bidons. Ils ont à peine le temps de terminer que le groupe 1 arrive prendre leur place. Les ablutions sont les bienvenues. On mouille, on trempe, maillots, gants, chaussettes et casques. Cette fraîcheur est une bénédiction. Les compteurs affichent plus de 36°C. 

La descente à la sortie du village permet à nos voyageurs d’obtenir un surcroît de fraîcheur. De courte durée. Les pentes s’enchaînent et l’ombre difficile à trouver, le soleil au zénith continue de faire chauffer les organismes. Le groupe 1 rattrape le groupe 2 un peu avant Saint Rome de Tarn où une halte fraîcheur est prévue. Les bidons se remplissent de nouveau pour les 25 derniers kilomètres. Les compteurs affichent maintenant des températures supérieures à 40°C. Nouveau changement de chauffeur : Robert reprend sa place et Dominique réintègre le peloton qui restera compact jusqu’à Millau. 

Le Campanile, où notre peloton doit passer la nuit, est situé sur les hauts de Millau. Le dernier kilomètre fait mal aux jambes. Le peloton explose malgré la volonté de terminer ensemble.

Éric, qui veut passer la barre des 200 kilomètres, rajoutera 4 kilomètres aux 196 déjà effectués depuis l’Union les autres se précipitent au camion pour retrouver des chaussures plus confortables. Michel lui s’occupe de la logistique pour répartir les chambres. L’hôtel a fait les choses en grand et un thé glacé et des cookies permettent à nos camarades de commencer leur récupération avec le sourire.

Après une douche bien méritée et une petite lessive, direction le bistrot du centre commercial voisin pour une bière bien fraîche. Et ensuite un repas, attendu avec une certaine fébrilité, clôture cette longue et chaude journée de vélo. Ensuite, les plus courageux s’installent pour regarder le match du Stade sur leur smartphone.

Demain, lever de bonne heure pour profiter de la fraîcheur.

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